Andrée Macé - AccueilVersion françaiseEnglish version

La cheminée

Agrandir l'image
Jusqu’au XVème siècle, la cheminée est le point essentiel de tout logis.

Avec la Renaissance elle devient élément de prestige ; au XVIème siècle les cheminées exécutées en pierre s’imposent occupant toute la hauteur du sol au plafond ; elles sont souvent de productions monumentales.

Sous le règne de Louis XIV, l’invention du conduit de fumée permet la construction de cheminées engagées dans la paroi, donc moins importantes. On les veut plus légères et on les préfère dans leur simplicité.

Avec l’avènement du XVIIIème siècle les cheminées prennent des formes élégamment chantournées ; l’âtre est pavé de carreaux de terre cuite carrés, le fond est habillé de fonte, souvent passée à la mine de plomb, pour le rendre « luisant comme des glaces ».

Durant la seconde moitié du XVIIIème siècle, les lignes droites sont plus prisées ainsi que les motifs d’architecture classique. Quelques éléments en bronze ciselé viennent souvent enrichir les cheminées conçues à hauteur d’appui.

Au XIXème siècle, les cheminées sont enrichies d’appliques en bronze se détachant sur leurs marbres.

L’évolution des techniques de chauffage au XXème siècle va modifier le rôle de la cheminée qui laisse son caractère utilitaire pour embrasser une fonction plus symbolique et décorative.
C’est ainsi qu’au fil du temps, la maison Macé a collecté et rassemblé des cheminées traditionnelles qui constituent aujourd’hui un ensemble de tout premier ordre.

Cet ensemble a acquis une cohérence qui en fait toute sa richesse, sa réputation et qui le porte au rang de « collection ».

Il révèle un réel engagement en faveur de la conservation et la protection du patrimoine français.